DPS pour Digital Publishing Suite…
Vous souhaitez apprendre à diffuser du contenu sur tablette ou smartphone, mais vous ne savez pas comment procéder. Aujourd’hui, il existe de nombreuses solutions qui sont plus ou moins faciles à prendre en main. De la page HTML qui sera lue via le navigateur du device (smartphone ou tablette) à l’app(lication) qui sera directement exécutée après une pression sur l’icône la représentant sur votre écran d’accueil, en passant pas des documents de type PDF lus dans des applications dédiées, il est très difficile de savoir quelle est la meilleure solution.
Avant de se lancer dans la création de contenu pour appareils mobiles, il est important de prendre conscience des difficultés que vous rencontrerez. Bien sûr, ce dernier propos est relatif dans la mesure où nous avons déjà tous une experience dans un domaine particulier, mais essayons de comprendre les différentes techniques et technologies disponibles pour créer du contenu pour tablette (et smartphone). Voici quelques tableaux pour nous expliquer la place que peut prendre le digital publishing.
Adaptabilité du contenu par rapport au support
| Pour la tablette | Pour le smartphone | |
| Page web | Oui, mais la lecture des pages n’est pas toujours optimisée selon la mise en page, la quantité d’informations, la qualité de la tablette et sa résolution. | Seuls les smartphones avec une grand écran (sont-ce encore des smartphones) permettent une lecture « correcte » des pages web via un navigateur. |
| WebApp | Non. | Oui, le développement d’un tel contenu a spécialement été concçu pour les smartphones. |
| Application dédiée
(Cocoa Touch/Java Android) |
Oui | Oui |
| Application dédiée
(Adobe Air) |
Oui | Oui |
| Application dédiée
(Titanium, PhoneGapp, etc.) |
Oui | Oui |
| Document PDF | Oui | Telle une page web, seuls les smartphones avec un grand proposent une lecture adaptée. |
| Une image | Oui | Oui |
| Digital Publishing | Oui | Oui si la mise en page est adaptée comme peut l’être une webapp par rapport à un site web. |
| Document
(PowerPoint, Keynote, Bento etc.) |
Oui | Tout dépend des documents. Certains possèdent une application dédiée qui optimise et facilite la lecture. |
| Solution Wigoo | Oui |
Design graphique et interactif par type de contenu
| Design graphique | Ergonomie | Design interactif | |
| Page web | Il est tout à fait possible aujourd’hui de réaliser une mise en page « très graphique ». | Tenus par les reflexes historiques de la navigation web, les concepteurs n’osent souvent s’éloigner des codes habituels (barres de navigation, header, footer, etc.). | Avec l’arrivée du HTML5 (usage du HTML, des CSS3 et d’une meilleure intégration du javascript grace à des frameworks dédiés), le design interactif peut tout à fait proposer des mecanismes complexes. |
| WebApp | La surface restreinte d’un écran ne facilite pas la mise en page d’une webApp. | La surface de l’écran d’un smartphone limite le nombre et la place des éléments d’interface, l’ergonomie joue donc un rôle primordial, mais elel reste délicate à bien maitrisée. Il faut bien connaître les usages des utilisateurs. | Il est tout à fait possible de proposer des fonctions d’interactivité avancées dans des webApp grâce au HTML 5. |
| Application dédiée
(Cocoa Touch/Java Android) |
Il existe deux types d’approches pour un tel type de développement. Les interfaces qui font appel aux UI Elements et celles qui sont intégralement chartées. | L’ergonomie se conjuge avec le design graphique, de ce fait l’usage d’UI Elements facilite l’ergonomie d’une app mais réduit en même temps la qualité du design graphique. | Complétement adapté. |
| Application dédiée
(Adobe Air) |
Idem application dédiée ci-dessus. | Idem application dédiée ci-dessus. | Complétement adapté. |
| Application dédiée
(Titanium, PhoneGapp, etc.) |
Idem application dédiée ci-dessus. | Idem application dédiée ci-dessus. | Complétement adapté. |
| Document PDF | Si on netient pas compte de la taille de l’écran qui lira le document PDF, on est alors libre de réaliser la msie ne page de son choix avec un style graphique propre. | Historiquement, un document PDF a été pensé (donc conçu) pour être manipulé sur un écran d’ordinateur (donc manipulé à l’aide d’une souris). Si le maquetiste réussi donc à s’affranchir des codes propres au PDF, il peut tout à fait proposer une ergonomie proche d’une application interactive multimédia. | L’interactivité proposée dans des documents PDF est très grande, mais elle est aujourd’hui associée à de la navigation et de la consultation de médias. |
| Une image | Idem document PDF | Par définition, une image ne proposant pas d’interactivité, on ne peut pas parler d’ergonomie. | Aucune |
| Digital Publishing | Si la publication numérique est destinée à être lue sur tablette, la créativité n’est pas bridée, ce ne sera pas le cas sur un smartphone. | Contrairement au fichier PDF, le digital publishing a directement été pensé pour une interactivité et une ergonomie adaptées aux tablettes (puis adaptées au smartphone), l’ergonomie joue donc un rôle primodial. | Le digitl publishing a une fois encore été pensé pour fonctionner sur tablette tout en proposant une grande interactivité. Les différnets éditeurs mettent régulièrement à jour leurs solutions pour proposer aux concepteurs de ce type de contenus (et donc aux utilisateurs finaux) de nouvelles solutionsinteractives. |
| Document
(PowerPoint, Keynote, Bento etc.) |
Idem Digital Publishing | La conception et la réalisation de tels documents s’appuient soit directement sur des app faisant appel aux UI Elements (dans ce cas, l’ergonomie est tout à fait adaptée), soit sur des documents de type bureautique, l’ergonomie est alors très mal adaptée à l’usage d’une tablette. | Très fonctionnel, elle se limite à de la navigation ou de la consultation de données. |
| Solution Wigoo |
Profils et flux de production
| Automatisation et intégration de contenus dynamiques | Cout de production de ce type de contenu | Profils concernés pour la production de ce type de contenu | Difficulté d’apprentissage de la technique/technologie pour produire ce type de contenu | |
| Page web | L’une des forces de la page web réside dans son aptitude à pouvoir intégrer des données dynamiques (provenant de bases de données ou de fichiers XML). | Les professionnels de la création de site web étant nombreux depuis de nombreuses années et la démocratisation des CMS étant celle qu’on connaît, les couts de production ne sont pas très élevés. | Concepteus, développeurs et webDesigners dans les métiers du web. | Ces techniques peuvent être acquises facilement avec peu de temps (quelques semaines). |
| WebApp | Tout à fait adaptée comme peut l’êtr la page web. | Idem page web. | Concepteus, développeurs et webDesigners dans les métiers du web. | Ces techniques peuvent être acquises facilement avec peu de temps (quelques semaines). |
| Application dédiée
(Cocoa Touch/Java Android) |
Oui | Élevé. | Concepteus, développeurs et designers dans les métiers du développement | Ces techniques sont plus difficiles à apréhender et nécessitent un apprentissage plus long. |
| Application dédiée
(Adobe Air) |
Oui | Idem page web. | Concepteus, développeurs et webDesigners dans les métiers du web. | Ces techniques peuvent être acquises facilement avec un peu plus de temps que les techniques du web. |
| Application dédiée
(Titanium, PhoneGapp, etc.) |
Oui | Un peu plus cherqu’une page web. | Concepteus, développeurs et webDesigners dans les métiers du web. | Ces techniques peuvent être acquises facilement avec un peu plus de temps que les techniques du web. |
| Document PDF | Limité | Les professionnels de la création de documents imprimé étant nombreux depuis de nombreuses années les couts de production ne sont pas très élevés. L’usage d’interactivité au seind ‘un PDF augmente le prix d’un document. | Très variés dans la mesure la plupart des logiciels peuvent exporter au format PDF. L’interactivité proposée dans un document PDF se déploie plus facilement qu’une simple navigation. | Aucune. Nécessite quelques connaissances complémentaires à acquerir pour y ajouter de l’interactivité. |
| Une image | Aucune | Tout dépend du type d’image (retouche, photomontage, création). | Photographe et graphistes | Les metiers de la photographie et de la conception graphique font appel à des compétences. On ne devient pas photographe ou graphic designer en quelques semaine, il faut donc des années d’experiences. |
| Digital Publishing | Limitées à ce jour | Les prix varient considérablement dans la mesure où le marché du digital publishing n’est pas établi. | Par définition, nous pourrions penser que les metiers venants du print et du web peuvent s’aproprier facilement les techniques de production du digital publishing. Cependant, la mise en page d’un document print étant moins contrainte que celle d’une page web, les maquetistes sont mieux placés. | Prise en même de cette technique/technologie très facile pour des maquetistes et simplifiée pour les metiers de la conception et du développement web. |
| Document
(PowerPoint, Keynote, Bento etc.) |
Adaptées | Très variable. | Personnes travaillant généralement avec des outils de bureautique. | Relative au type de document à produire. |
| Solution Wigoo |
Digital Publishing
Ne cherchez surtout pas à traduire le terme « digital », par « digitale », ce qui donnerait publication digitale, car vous seriez tentés de traduire le titre de ce chapitre par « publication digitale » ce qui ferait penser à une une publication dont la consultation se fait à l’aide du doigt (par opposition à une consultation effectuée par le biais d’un dispositif de type souris ou clavier). Vous devez chercher à traduire « digital » par « numérique » (la vraie traduction). On qualifie donc à tors, le digital publishing, comme une solution de publication exclusivement sur tablette ou sur smartphone. Avec un tel raisonnement, un fichier PDF est un document de digital publishing depuis de nombreuses années car sa lecture peut se faire sur un écran d’ordinateur portable.
Dans la pratique, le digital publishing fait donc référence à la publication de documents multimédias interactifs consultés principalement sur tablette ou smartphone.
Différence entre un site web et une webApp
Lorsque les smartphones ont commencé à se démocratiser, la consultation de page web a augmenté et le besoin d’optimiser ce type de contenu s’est fait ressentir. La mise en page de certains sites sont donc optimisés (structure et contenu de la page différents), on parle alors de webApp.
Un site web peut proposer une interactivité plus ou moins avancée. Une webApp est qualifiée ainsi lorsque l’interface est optimisée, mais surtout elle propose des « services » ou « fonctions » qui transforment un « simple site » en webApp. On parle alors de design de service.
Qu’est-ce qu’une app ?
Il s’agit tout simplement du nom qui est donné à une application qui tourne sous iOS. Ce terme est entré très rapidement dans le vocabulaire du langage informatique/des nouvelles technologies et c’est ainsi qu’on fait la différence entre une application d’ordinateur de bureau (ou portable) et une app d’appareil mobile de type smartphone ou tablette.
Qu’est-ce qu’un device ?
C’est le nom qui fait référence aux appareils mobiles tels que des smartphones, tablettes, GPS, etc. Aujourd’hui, certaines personnes disent « mon device » pour parler de leur smartphone ou leur tablette.
Différence entre une application développée en langage « natif » et un framework tiers
Pour développer une app qui tournera de façon autonome sur un device, il existe de nombreuses solutions. La première approche consiste à utiliser des logiciels et langages de programmation distribués par les éditeurs de système d’exploitation (Google avec Android et Appel avec iOS). Ainsi, Google met à disposition le SDK Android et Apple le SDK Xcode. Il s’agit d’environnements de développement (SDK – Software Development Toolkit) qui font appel à des langages de bas niveau (Java pour Android et Objective-C pour Apple (avec une sur-couche de CocoaTouch)).
Pour celles et ceux qui souhaitent tout de même développer des applications natives sans pour autant être obligés d’apprendre ces langages de programmation (Java pour Android et Objective-C/CocoaTouc pour iOS), il existe des solutions, des logiciels (des SDK) tiers. Ils font tous appel à des « langages de programmation » différents, plus simples, généralement basés sur des systèmes de script (ce ne sont donc pas des langages de bas niveau), ils sont donc plus facile d’accès (plus facile à apprendre).
La grande tendance pour développer aujourd’hui des apps natives repose sur des frameworks qui font appel à du HTML, des CSS et du javascript. Les solutions comme Titanium, PhoneGap, Rhomobile, Corona et bien d’autres proposent des interfaces qui « recompilent » (plus ou moins proprement, plus ou moins entièrement) le code en langage de bas niveau. Pour être plus précis, certaines solutions vont réellement transformer le code que vous avez écrit en langage natif (celui que vous auriez normalement écrit en Java pour Android ou Obective-C/CocoaTouch pour iOS) et d’autres vont se contenter de créer une webView native pour embarquer et placer votre code écrit en langage de script (ex. : HTML/CSS/Javascript) dans l’app. C’est alors le navigateur de votre smartphone qui sera chargé d’exécuter de façon transparente votre app.
Différence entre une interface « chartée » et une interface faisant appel aux UI Elements
La plupart des jeux auxquels vous jouez sur un smartphone (ou une tablette) proposent des éléments d’interface qui définissent un univers graphique particulier. Ces types de jeux peuvent ainsi être exécutés sur des appareils de toutes sortes (quel que soit l’OS du device), on ne verra pas la différence d’interface qui restera identique.
En revanche, certaines app sont caractérisées par l’usage d’éléments d’interfaces propres à un OS (iOS, Android, Windows Phone, etc.), on parle alors d’UI Elements (User Interface Elements). Une même applications qui fait appel à des UI Elements propre à l’OS sous lequel elle tourne seront donc différente d’un smartphone à un autre.